bas couture

Ma passion pour le bas couture

Pour moi l’amour des bas nylon à commencée il y a bien longtemps.

Le bas couture, la féminité avant tout

Quand j’en avais une dizaine, un jour que j’étais chez ma grand mère, j’ai eu mon premier contact avec cet article qui est devenu pour moi l’article avec un grand A, de séduction. Ma grand-mère avait trouvée juste après la guerre auprès de soldats américains, des paires de bas qu’elle gardait soigneusement emballés dans du papier de soie délicatement nichées dans sa grande armoire.

Un après midi que je traînais dans sa maison, j’ai vu l’armoire entrouverte, l’un de ces fameux paquets m’intriguas, j’ai donc pris avec beaucoup d’attention le soin d’ouvrir ce dernier et là j’ai découvert ce qu’était un bas nylon , couture de surcroît!!!
Se fut pour moi le début d’une véritable passion, avec beaucoup d’attention j’ai enfilé ce bas sur ma main et j’ai commencé à ressentir au simple touché de cette matière magique des sensations que je n’avais jusque là jamais vécues.

J’ai donc chipé cette première paire de bas et régulièrement durant toute mon adolescence, j’ai continué de prendre des bas à ma grand mère, sachant qu’à cette époque, le collant était déjà arrivé pour inonder le marché des jambes des femmes.

Plus tard, quand j’ai commencé à gagner ma vie, j’ai continué d’acheter ce qui pour moi reste le sommet de la sensualité, tant dans le fait de les porter mais également dans l’image que l’on renvoi quant nous marchons dans la rue, un léger pli ça et là le long de la jambe.

Hormis l’été, je porte en permanence une paire de bas, coutures ou pas, toujours agrémentés d’un porte jarretelles, depuis l’arrivé d’internet je me fournis chez Cervin, la gamme Cervin répondant parfaitement à mes attentes, sexy mais pas trop, sensuelle.

Les hauts talons bien sûr, viennent finir la silhouette, j’aime marcher dans la rue ainsi apprêté, me sentir observé, même désiré quelques fois.
Pour les besoins de mon travail, je me déplace beaucoup sur l’ensemble de la France, quand je suis en voiture c’est pareil visiblement la vue de la lisière d’un bas ou d’une jarretelle, provoque chez les hommes et certaine fois chez les femmes des attitudes qui en disent long sur leur désir de contact, je n’en joue pas plus que cela mais je dois avouer que de sentir ces regards insistant ne me déplaît pas, bien au contraire quelques fois cela m’émoustille.

Je vais m’arrêter là car je pourrais écrire des heures sur le plaisir que procure le bas couture.

L’art de porter des bas couture

Le choix du serre-taille ou porte-jarretelles est primordial pour porter les bas et plus particulièrement les bas couture dans les règles de l’art.

Il est préférable d’opter pour un modèle à six jarretelles qui se place et tient parfaitement sur les hanches sans comprimer ni vriller, afin que vos bas soient toujours bien tendus quel que soit votre posture.

La jarretelle d’un bon centimètre de large doit être élastique mais ferme et l’attache en métal doit pincer le revers du bas sans s’écraser pour assurer le parfait maintien de celui-ci.

En premier lieu, votre pied doit être entièrement mis tout en positionnant correctement la couture au centre de la plante du pied et le renfort orteil. Déroulez complètement le bas sur votre jambe en guidant la couture au dos avec une main.

Idéalement le sous revers doit arriver à mi-cuisse et le revers aux trois quarts, mais de plus en plus le bas se porte haut sur la cuisse permettant ainsi le port d’une jupe plus courte sans risquer d’afficher le revers.

La jarretelle devant se place au niveau du creux intérieur de la cuisse, celle de côté dans l’axe de la jambe et la jarretelle arrière sur la fossette externe de la fesse.

Pour plus de précisions en matière d’authentiques bas couture, la jarretelle arrière se placera dans la « keyhole » également appelée loupe ou trou de serrure. Pour plus de confort et de sécurité n’hésitez pas à porter des gants lorsque vous enfilez vos bas !

Une fois vos bas accrochés, enserrez votre cheville avec vos deux mains et glissez en tendant le voile jusqu’au revers afin que le bas se place harmonieusement en rajustant les jarretelles si besoin.

Vous voilà fin prête à susciter sur votre sillage les regards admiratifs et jaloux …

HISTORIQUE DES METIERS COTTON « FULLY FASHIONED »

Nous ne pouvons pas parler des authentiques bas couture sans relater une histoire humaine entre l’homme et la machine.

Au départ, dans les années 1900, le bas couture est fabriqué sur un métier artisanal ou métier en bois dont la société l’Arsoie possède un exemplaire. Un ouvrier peut alors produire 3 ou 4 paires de bas dans une journée.

Métier artisanal pour fabriquer les bas nylons

Dans les années 1920, aux environs des années 1920 les premiers bas de soie jauge fine pour dames font leur apparition et contribuent à la renommée des bas de soie de Sumène. Les cours royales et impériales trouvent à Sumène les meilleurs ouvriers de France, qui consacrent à l’époque une journée entière à l’élaboration d’une seule paire de bas.

Les métiers de production française sont de 8 ou 12 sections et les productions deviennent alors plus importantes.

Dans les années 1930, les métiers sont de 24 sections et la vitesse des métiers arrive à 40/50 rangées minutes, ce qui est très adapté à la production de bas 100% soie. Les BMC READING de ces années-là servent exclusivement à la production d’articles en 100% soie.

En 1939, c’est l’arrivée du nylon, découvert peu avant par William Carothers. Le nylon est utilisé comme fibre textile et le 15 mai 1940 (le célèbre Nylon Day) quatre millions de paires de bas nylon sont mises à la disposition du marché américain.

Aprés la 2° guerre mondiale, le plan Marshall nous envoie les fameux métiers américains READING pour réindustrialiser le pays. Les métiers READING sont des métiers de grande production qui vont à 90/100 rangées minute. C’est l’avènement du bas nylon et de la Pin UP.

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