Salières sur l’île-de-ré

Balade : l’île de Ré en été

C’est un petit bout de paradis sur l’Océan Atlantique, juste en face de La Rochelle. Un petit bout de terre qu’il faut découvrir à pied ou à vélo pour en goûter le charme et le caractère authentique.

Au fil du temps, Ré, Loix et Les Portes se trouvèrent réunis. Ars, le dernier îlot, ne rejoignit les autres qu’à la fin du Moyen-Age. Les hommes investirent l’île vers 10 000 ans avant J.C. Le nom de Ré puiserait ses racines du latin ratis : fougère. Dès le XIIIe siècle, pour maintenir une population nombreuse, les terres sont sans servage. L’île développe l’exportation du vin et du sel. Mais pendant deux siècles, elle subit pillages et incendies dus aux querelles entre les couronnes françaises et anglaise. La Rochelle est un fief huguenot, les protestants tentent à plusieurs reprises d’envahir l’île : églises et abbayes sont la proie de bandes rivales. En 1627, les Anglais débarquent et font le siège de Saint-Martin, celui-ci durera 4 mois, Saint-Martin résistera. Les Anglais seront exterminés à Loix par une armée venue en aide du continent. Les Rétais poursuivent avec succès leurs activités vin, sel, commerce… La population croît pour compter en 1831, 17 976 âmes (record inégalé). Malheureusement, l’île va connaître pendant près d’un siècle, les affres du choléra, du phylloxera, la concurrence sur le sel. Au lendemain de la 2ème guerre mondiale, il ne reste que 8 000 habitants sur Ré. Depuis, l’île s’est ouverte au tourisme ; au fil des années, elle amorce une nouvelle mutation mais sans jamais renier son passé, ni son identité bien à elle.

Ses habitants ont su garder son élégance en évitant une urbanisation anarchique, pas de flambée de panneaux publicitaires, même pour la couleur des façades ou la peinture des volets obéit à une réglementation précise. Choisir l’Île de Ré, c’est découvrir un site hors du temps, du bruit, savourer une douceur de vivre qui force au respect de l’environnement.

Un peu d’histoire sur l’île de Ré

Vers 5000 ans avant notre ère, quatre morceaux de terre se détachent avec la remontée des eaux.

30 km par 5 km au plus large, Ré garde une dimension humaine, pourtant les paysages ne sont jamais les mêmes : grandes plages au sud, ports de plaisance se nichent au nord. L’île compte 10 communes qui conservent jalousement leur identité avec pour trait d’union l’omniprésence des roses trémières qui poussent au gré des graines envolées et embellissent les rues des villages et hameaux.

Rivedoux Plage

Premier contact avec l’île, lorsque l’on quitte le pont. Son identité ostréicole forte demeure en dépit d’une explosion démographique. Les parcs à huîtres cohabitent avec les plages qui ont servi de décor pour le tournage du « Jour le Plus Long ».

La Flotte

Avant-guerre, des thoniers par centaines quittent le port pour les campagnes de pêche. Aujourd’hui, il accueille les pécheurs comme les plaisanciers. Au cœur du village, les hôtels particuliers témoignent de l’enrichissement des négociants et armateurs grâce au commerce.

A voir : le marché médiéval restauré.

Saint-Martin en Ré Capitale de l’île, fortifiée par Vauban, trois rues datant du Moyen-Age emmènent le promeneur vers le port où se pressent l’été des milliers de touristes. Le clocher de l’église permet d’admirer la ville au couchant. Partout les roses trémières illuminent les façades de très belles demeures comme la maison à colombages de la Viratière.

A voir : les ânes en culottes ainsi appelés pour le pantalon qu’ils portaient comme protection contre les mouches et les moustiques.

Loix Presqu’île dans l’île, Loix est cernée par la mer et les marais salants. Les amoureux de la nature admireront en toute quiétude la faune variée et le site sauvage de la Pointe du Grouin.

A voir : l’écomusée du sel qui raconte l’histoire de  » l’or blanc « , lève le voile sur la vie des sauniers et explique le fonctionnement des marais salants.

Ars en Ré prospère avec le commerce du sel, Ars en Ré est un des plus beaux villages de France. Le clocher de l’église peint en noir et blanc sert encore de repère aux marins.

A voir : les marais salants qui produisent 2 000 tonnes de sel par an et emploie plus de 30 personnes.

Les portes en Ré

Tout au bout de l’île, autrefois le village était isolé et pauvre ; aujourd’hui, il est le lieu de villégiature privilégié de la jet-set politique, artistique ou littéraire. Cerné par les plages, les marais et les forêts, il abrite une des plus grandes réserves ornithologiques d’Europe où avocettes, échasses, sternes nichent.

A voir : le Bois de Trousse-Chemise qui inspira la chanson de Charles Aznavour. La réserve de Lilleau des neiges : 50 ha accueillent plus de 300 espèces d’oiseaux migrateurs.

St-Clément des Baleines, ancien village de homardiers, il est dominé par le Phare des Baleines haut de 57 m (l’un des plus hauts de France) ; 5 hameaux le composent. Les plages sont considérées comme les plus belles de l’île.

A voir : l’Arche de Noé : musée, naturama du monde, centre d’élevage de perroquet, l’Arche de Noé est un lieu atypique comme son propriétaire Claude Thévenins qui offre aux visiteurs un concert d’orgue et synthétiseur.

La Couarde sur Mer

Une des stations les plus animées de l’île, elle a conservé le dernier kiosque à musique de l’île. Sa longue plage de sable fin bordée de tamaris offre une balade iodée. A voir : l’église qui, depuis 1905, a une curieuse devise dominant son portail principal : « Liberté, égalité, fraternité ».

Le Bois Plage en Ré

Entouré de pins et de champs, l’ancien bourg vigneron est étendu ; ses plages ourlées de dunes s’étirent sur plusieurs kilomètres. A voir : la coopérative vinicole produit du vin, du Pineau et du Cognac. Le Moulin de Bel Air : le seul de l’île à avoir conservé ses ailes.

Sainte-Marie en Ré

Village médiéval aux rues étroites, un des plus anciens de l’île. Les pêcheurs à pied fréquentent avec assiduité ses plages. A voir : les écluses à poissons ; uniques en France, elles retiennent prisonnier le poisson lorsque la marée se retire. La Chapelle Saint-Sauveur : la légende raconte qu’une dame espagnole rescapée d’une tempête fit élever une chapelle au Sauveur des naufragés.

Une île au gré de vos envies

Il y a 1 000 choses à faire, l’idéal est de ne rien s’imposer, de se laisser la liberté de flâner sur les plages, aller à la rencontre de l’histoire des ruelles ou se reposer à la terrasse d’un café.

L’océan imprègne le terroir rétais. N’hésitez pas à profiter de la variété de poissons et coquillages. Les huîtres dégustées chez le producteur révèleront encore mieux toutes leurs saveurs iodées tout comme les petites pommes de terre qui apprécient les sols sablonneux. Dégustez (avec modération) vins, cognac ou pineau des Charentes, découvrez la fleur de sel, fruit de l’action conjuguée du soleil, de la mer et du savoir-faire des sauniers. Tous ces parfums d’ailleurs révèlent l’âme de l’île.

Pas de grimpette sur l’île, son sommet culmine à 19 mètres : c’est le paradis pour les amateurs du vélo. 100 km de pistes fléchées, aménagées, honorent la petite reine, sans parler des chemins, sentiers traversant les vignes, les marais. Sur place, de nombreux points de location offrent un service  » trois étoiles  » (certains dépannent sur les pistes).

Pour les marcheurs, chemins, ruelles, bords de plages… relaient les sentiers de petites randonnées qui sont fléchés sur les plus beaux sites, dans les villages, les bois… Pour éviter les surprises, le temps des parcours moyens est indiqué. Encore un peu d’énergie ? Le sport est plus qu’une activité ; c’est une façon d’être : équitation, tennis, voile, rollers… Vous trouverez toujours une activité à pratiquer seul ou en famille.

L’île d’Aix : un parfum d’éternité

Prenez le bateau (il existe plusieurs compagnies) et filez à l’Ile d’Aix, petite sœur sauvageonne de Ré : 129 ha concentrent toute la diversité des paysages du littoral de la Charente-Maritime. L’île d’Aix ne se découvre qu’à pied ou en vélo : criques, falaises, bois, plages de coquillages, pré-salés : partout, la nature est omniprésente. Un seul hôtel, quelques commerces, un petit cinéma, deux musées accueillent le touriste désireux de faire une halte dans ce havre de paix. Croissant de terre préservée, l’île d’Aix vous séduit par son caractère sauvage, ses paysages intacts. Toute notion de temps s’évanouit au fil de la balade.

L’aquarium de La Rochelle : comprendre la mer

Sa silhouette de paquebot à quai vous invite déjà au voyage : l’Aquarium de La Rochelle abrite 10 000 spécimens depuis les microscopiques polypes de coraux jusqu’aux imposants requins des profondeurs.

Pendant 2 heures, le fond des océans se déroule devant nos yeux : 3 millions de litres d’eau de mer, 65 aquariums, une serre tropicale… C’est le rêve devenu réalité d’une famille passionnée par les choses de la mer : elle vous invite à bord de ce Nautilus des temps modernes à devenir le Capitaine Nemo.

Ouvert 365 jours/an

Comment se rendre sur l’île de Ré?

En voiture

La Rochelle se situe entre Nantes et Bordeaux. Depuis 1988, un pont de 3 km à péage relie La Rochelle à l’Ile de Ré (9 euros par voiture à partir du 11 septembre) -En train (La Rochelle) Liaisons quotidiennes Nantes, Bordeaux, Paris-Montparnasse (TGV Atlantique).

En avion

Aéroport La Rochelle – Ile de Ré

Lyon-Saint-Exupéry, Clermont-Ferrand.

Ou se loger sur l’île de Ré ?

Hôtels, locations, chambres d’hôtes, campings, l’île offre une multitude d’opportunités pour tous les budgets.

Contactez l’Office de Tourisme de l’île.

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