microblading sourcil

Qu’est-ce que le microblading ?

Le microblading, c’est la nouvelle tendance qui fait fureur dans l’univers du maquillage. Visiblement, la technique qui permet de redessiner les sourcils a tout pour plaire. Décrite comme un maquillage semi-permanent, elle permettrait d’avoir un rendu plus naturel qui tient au moins un an, parfois plus selon le cas. Tous les compteurs semblent donc être au vert, mais que sait-on concrètement à propos du microblading ? D’où vient cette technique et comment se déroule une séance ? Voilà autant de questions que je me suis posées et auxquelles je vais tenter de répondre. 

Microblading : les origines 

Avant de chercher un institut où faire le microblading près de chez vous, et si on faisait un petit cours d’histoire ? Quelques minutes sur le Web suffisent à dénicher des articles faisant l’apologie du microblading, qui est présenté comme une technique innovante. A contrario, très peu de pages abordent la question de ses origines et en digne chasseuse d’infos, j’ai mené ma petite enquête. 

Des origines japonaises entre le XVIII et XIXe siècle

Malheureusement, l’histoire du microblading est assez mal documentée. On sait tout au moins que la pratique consistant à dessiner des sourcils microplaqués est d’abord née au Japon entre le XVIII et XIXe siècle. Elle faisait partie de l’art traditionnel du pays du soleil levant, se faisant alors appeler la « technique Tebori », c’est-à-dire « tatouage à la main ». 

Les artistes qui la réalisaient les dessins à la main, à l’aide d’aiguilles ultras fines et de teintures. D’une main, les aiguilles servaient à piquer la peau de façon répétitive, alors que de l’autre, la peau était pressée. À l’époque, aucune machine n’était utilisée. Le Tebori avait ceci de particulier que les micropiqûres étaient seulement faites dans le derme et que le tatouage ne s’effaçait pas dans le temps. 

Au départ, il s’agissait donc d’une simple technique de tatouage. Plus tard, la technique est devenue exclusive au design des sourcils et se transforme très rapidement en une mode, en raison de son rendu exceptionnellement naturel. Plus précisément, le tatouage Tebori était utilisé pour les personnes qui souffraient de perte de poils des sourcils en raison d’un souci sanitaire ou pour celles qui avaient des sourcils dégarnis. 

Au fur et à mesure que les artistes spécialisés expérimentent de nouveaux modèles de sourcils, les techniques et outils d’application évoluent également. La technique a donc évolué, se perfectionnant au fur et à mesure. 

Le boom aux États-Unis, l’exportation vers la France

Il y a à peu près 25 ans, le tatouage Tedori débarque aux États-Unis. Les documentations existantes sur le sujet rapportent que la technique a été nommée de diverses manières avant d’être connue sous son appellation actuelle. Je découvre par exemple qu’elle se fait appeler « The Japonese Method », « Eyebrow tattooing », « Feather tattooing » ou encore « microstriking ». Vous devez avouer que ces appellations n’avaient rien de glamour. 

Il a donc fallu trouver un nom qui faisait l’unanimité et c’est ainsi que le « microblading » est né. Cette appellation fait référence à au dermographe utilisé pour le design de sourcil qui se constitue d’une « microlame » constituée en réalité d’une rangée de minuscules aiguilles. 

Un phénomène est ainsi né et très vite, en 2016, c’est l’âge d’or du microblading, après la visite l’actrice Bella Thorne au studio du microblading à Los Angeles. L’Europe est touchée par la fièvre du microblading. Dans les écoles de maquillage, la technique du design des sourcils est de plus en plus enseignée. Elle devient tellement populaire qu’elle supplante le maquillage permanent. Alors que les YouTubers et les blogueurs s’emparent de la tendance, plusieurs maquilleurs surfent sur la vague. L’avenir du microblading semble donc bien tracé. 

Le microblading, une technique qui fait l’unanimité

Si le microblading connaît un tel succès, c’est certainement parce qu’elle a le mérite de créer le consensus auprès des amateurs comme des professionnels et pour cause. 

Des lignes claires et stables

Je me souviens encore de la vague de photos de maquillage permanent totalement ratées qui a circulé sur la toile pendant quelques mois, jetant un froid sur cette technique. Cela est principalement dû à la qualité et à la quantité d’encre utilisée pour réaliser ce type de tatouage. En règle générale, les encres utilisées dans ce cas sont constantes, créant « un effet paquet » dû à l’épaississement du dessin. 

Le microblading, lui, est une technique de maquillage semi-permanent qui permet de réaliser des traits plus fins et bien plus clairs. Ils sont dessinés dans le derme, entre 0,2 et 0,3 mm de profondeur et la quantité d’encre reste infimes, ce qui permet à la teinte de ne pas se stabiliser. C’est ce manque de stabilité qui provoque une décoloration progressive. 

Étant donné que l’encre utilisée est différente de celui d’un tatouage classique, la teinte ne change pas de couleur avec le temps. De nombreuses personnes qui se sont fait faire un maquillage permanent ont rapporté que les traits avaient tendance à devenir bruns ou bleus avec le temps. Cette technique est donc bien meilleure pour la peau qu’un maquillage permanent. 

Avec le microblading, les lignes ne s’épaississent pas avec le temps, mais ont plutôt tendance à s’estomper. Le temps de rétention de l’encre par la peau est totalement différent de celui d’un tatouage ; il faut compter entre 1 et 3 ans. Le temps de décoloration est tributaire du type de peau que vous avez ainsi que de la quantité d’encre utilisée. 

la technique du microblading
la technique du microblading

Des poils « 6D »

« Des poils 6D plus vrais que nature », c’est ainsi qu’est décrit le résultat d’une séance de microblading. Cette technique permet de dessiner chaque poil, créant ainsi l’illusion d’un réel sourcil. Pour cela, un dermographe spécial est utilisé. De par sa constitution, il permet de créer les poils grâce à une rangée d’aiguilles très fines. Étant donné que les couleurs sont aussi plus claires, les poils ont une apparence très naturelle.

En cela, le microblading diffère d’une autre technique de maquillage du même genre appelée le microshading qui permet plutôt d’avoir l’effet poudré obtenu après l’application de crayon à sourcils. En l’espèce, le tracé est plus intense et le rendu est donc beaucoup moins naturel.

Un procédé moins douloureux

À part la douleur ressentie pendant les 2 premières minutes au cours desquelles la première esquisse est fixée, tout le procédé est indolore. Un anesthésique topique est utilisé en application locale pour engourdir la peau, ce qui permet de ne ressentir que très peu ou pas du tout de douleur. 

La peau cicatrise relativement vite, sans laisser de croûte et il ne faut en moyenne que 7 jours pour une totale cicatrisation. Au bout de quelques semaines, la teinte s’estompe progressivement et il est nécessaire de la refixer. 

Mon avis sur le microblading

S’il y a bien un détail qui me fait rager lorsque je me maquille, ce sont bien les sourcils. C’est ce que je réussis le moins et qui me prend donc plus de temps à réaliser. Le microblading est le moyen par excellence d’avoir des sourcils parfaitement bien dessiné sans avoir à passer de longues heures à se maquiller. J’avoue que découvrir cette technique de maquillage semi-permanente va changer la vie de nombreuses femmes ayant des sourcils totalement dégarnis.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *